Décevant. C’est le premier mot qui nous vient pour parler de ce livre de Jon Fasman. Nul, c’est le second.
Pourtant tout commence bien. Titre alléchant, style semble t-il fluide et entraînant, bref on croit être sur le point de passer un agréable moment littéraire. Mais il n’en est rien, au lieu de se délecter on s’ennuie. On perd même presque son temps. Du moins, on aurait pu l’employer à autre chose. A un autre livre par exemple.
Paul Tomm, journaliste débutant d’une petite ville du Connecticut est confronté au meurtre de Jaan Pühapäev, professeur d’histoire à l’université d’une bourgade du coin. Dès lors, le petit journaliste tourmenté par sa vie, son œuvre, etc. va rencontrer des personnages tous plus clichés les uns que les autres. Du flic crocheteur de serrures, buveur de bières, roteur et vulgaire, au rédacteur en chef fumeur et buveur de café, solidement installé sur son siège de bureau, les pieds sur la table, en passant par la jeune et jolie professeur de musique du collège, pieuse et mystérieuse, on se lasse rapidement.
De nos jours, les Etats-Unis ne suscitent pas l’admiration de tous, et ce, du fait de ses trop nombreux clichés. Une occasion de se réconcilier avec la plus grande puissance du monde est manquée grâce à ce livre sans intérêt. Et ce ne sont pas les 470 pages rassurantes, les passages historiques, voire didactiques qui nous feront changer d’avis. Du géographe arabe au tueur de l’ex-URSS, des Lords anglais aux voleurs de bijoux estoniens, la liste est longue et décevante de mauvais clichés. Inclure des histoires sombres et sordides de ressortissants de l’ex-URSS ne change pas la physionomie d’un roman. Elle l’enfonce au contraire. Une plume trop mal organisée, un peu cafouilleuse, renforce l’impression de déception de ce roman, pas franchement indispensable de se procurer pour un renforcement quelconque de bibliothèque. A moins que vous ne soyez géographe, et là on ne pourra pas vous vouloir. On vous avait dit que le titre était alléchant…
ouais mais le passage sur la belgique est quand meme drole : ” ca n’aurait pas été une grande perte pour le monde si la belgique avait été absorbée par la france, l’allemagne, voire par la mer du nord.
Commentaire par Aliénor champetier de ribes — 21 novembre 2008 @ 8:07
Je suis en désaccord total avec cette critique du “premier” et unique roman de J.Fasman.
Puisque vous utilisez le mot « Nul » pour qualifier ce livre, permettez que je l’utilise à mon tour pour qualifier votre critique. Le monde va ainsi, tout le monde peut être critique en tout.
Tapez « Jon Bosman » sur votre moteur de recherche préféré, vous trouverez facilement d’autres avis moins superficiels et plus constructifs sur ce book.
Dommage de s’arrêter à la forme et à vos soit disant clichés (on s’en moque de la « réconciliation avec la plus grande puissance mondiale »), en fouillant dans la bibliothèque vous auriez trouvé autre chose !.
Bonne année 2009 et bonneS lectureS.
Commentaire par Harle — 4 janvier 2009 @ 9:29
merci pour ce commentaire.
Les critiques sont faites pour etre débatues, la votre me plait. On ne peut pas dire que vous ayez tort, ni moi raison, les gouts et les couleurs vous savez…
Mais une chose est sure, Fasman ne marquera pas franchement l’histoire de la littérature.
Bonne année aussi et bonnes lectures.
Commentaire par Marc Lamoureux — 4 janvier 2009 @ 1:33
Je suis en accord total avec votre remarque concernant Fasman …
A bientôt
Commentaire par Harle — 8 janvier 2009 @ 9:06